Biographie

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Enfantillage

La scolarité ne m'a pas laissé de souvenirs impérissables. Je n'avais pas un goût immodéré pour les études, apprendre pour apprendre ne présentait guère d'intérêt à mes yeux. J'étais une élève moyenne, assez dilettante et dissipée et pas une forcenée, à cette époque-là, de la réussite.
J'adorais l'histoire. Magie des pyramides sans doute, des pharaons, j'avais une passion pour l'Égypte dont je me disais que ce serait le premier pays que je découvrirais et je ne l'ai toujours pas visité ! Je détestais la géographie, je n'étais pas matheuse, mais j'aimais le français et les rédactions. Bref, je me situais dans la bonne moyenne de la classe sans trop d'effort. Chemin faisant, j'ai passé le bac B avec la mention "assez bien". Cet examen passé, la scolarité n'était plus obligatoire.
Le journalisme me tentait. La publicité aussi. Mes parents rêvaient d'une belle carrière administrative. J'ai opté pour les sciences économiques bien qu'elles n'aient jamais été ma passion. J'ai réussi le Deug, raté la licence à 3/4 de point. À la faveur de cet échec, adieu carrière, stabilité, espérance des parents... j'entrais comme animatrice au VVF.
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# Posté le mercredi 17 janvier 2007 02:41

Modifié le jeudi 18 janvier 2007 06:32

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V.V.F

C'est entre l'enfance et l'adolescence que j'ai fait connaissance avec le théâtre. Abonnée par l'école aux matinées classiques, j'ai dû voir au moins dix fois l'Avare et Le Médecin malgré lui. C'est aussi là que j'ai découvert Le Cid, Rhinocéros, La guerre de Troie n'aura pas lieu. Je ne peux pas dire qu'il y a eu une révélation ou un coup de foudre pour le théâtre classique. Je devais inconsciemment savoir qu'il n'y avait pas de rôle pour moi. Je me rendais compte que je n'entrais dans aucun créneau. Je n'étais pas conventionnelle. J'avais sûrement l'intuition que si je l'étais, c'était fichu. En fait, je ne voulais pas être comme les autres, et je pensais que les autres n'avaient pas forcément envie d'être comme moi. Il ne faut pas se dire que l'on est différent mais que les autres sont différents aussi.

J'avais une passion pour les comédies musicales américaines. Quand en 1973, Michel Fugain a lancé le Big Bazar et que sa troupe d'artistes tous différents, de tous les genres, passait à la télévision, je me disais "C'est ça que je veux faire". Ce mélange de chant, danse, comédie m'ouvrait des horizons. " La scène m'attirait comme un aimant.

C'est avec le VVF que nous avons commencé, quelques animateurs et moi, à bâtir réellement des spectacles. Nous écrivions des sketches à partir de blagues, nous faisions la mise en scène, j'imaginais les enchaînements et j'adorais préparer l'ordre des numéros pour faire prendre la mayonnaise. Le VVF m'a permis de prendre contact avec un public tout à fait capable de juger ce que nous lui proposions. Je me servais aussi des spectacles de Fugain. J'avais enregistré trois ou quatre de ses chansons que je faisais chanter en play-back. J'étais exigeante, je voulais que ce soit parfait. Je menais tout le monde. Ce qui fit dire au directeur du VVF, ami de mes parents : "Dès qu'elle est sur scène, elle est transfigurée. Elle peut passer des heures à répéter ... un jour, elle y arrivera."
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# Posté le mercredi 17 janvier 2007 02:42

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L'atelier à Nice

Depuis toujours, je suivais Michel Fugain au travers des émissions télévisées et j'achetais, au fur et à mesure de leurs sorties, ses albums live enregistrés en public. Je connaissais tout par c½ur.
Des années auparavant ( 1975/1976), j'avais assisté à deux spectacles de Michel Fugain à Lyon. Quand je lui avais fait part de mon désir de devenir comédienne, il m'avait gentiment renvoyé à mes études en laissant la porte entrouverte quand même.
-"Qu'est-ce que tu fais ?
- Des études de sciences économiques.
- Finis tes études. Bosse. Quand tu as quelque chose à me montrer, tu me le montres.
- Qu'est-ce que ça veut dire "quelque chose à me montrer" ?
- Si tu as un numéro. Prends des cours de chant, des cours de danse. Travaille ce qui te fait plaisir. Je te laisse le numéro de téléphone du bureau. Viens me montrer quand tu seras prête. "

C'est au cours de la saison 78/79 que j'ai appris que Fugain montait son Atelier de comédie musicale à Nice.Il me fallait saisir ma chance.

Débarquer seule, inconnue dans une école, m'angoissait mais c'était l'occasion rêvée. Je n'aurais jamais eu le courage de monter à Paris avec ma petite valise pour frapper à la porte des écoles et des producteurs. C'est la raison pour laquelle j'avais choisi sciences économiques puis l'animation, j'étais dans une sécurité mentale qui ne me remettait pas en question. Il fallait donc foncer.
Et voilà. Aujourd'hui, je suis "convoquée" à une audition après lui avoir envoyé la maquette de P'tit bout, une chanson dont j'ai écrit paroles et musique.
Nous sommes une trentaine de candidats. Michel Fugain et sa femme Stéphanie nous voient tous ensemble puis séparément. Le verdict de Michel tombe à la fin de l'audition : "J'en garde quatre, tu en fais partie. "
Nous étions en mars, l'école commençait en juin. J'ai appelé mes parents, folle de joie :
"Je suis prise chez Fugain. J'arrête le VVF !
- Combien es-tu payée ?
- Rien, c'est moi qui paye."
Mes parents ont été formidables : ... après quelques nuits blanches...
-"On t'aide pendant trois mois pour te permettre de t'organiser. Ensuite, tu te débrouilles. "

Fin mai, je suis partie pour Nice avec eux. Ils voulaient m'aider à m'installer dans un studio que la grand-mère d'une copine acceptait de me louer. Je n'avais qu'à me présenter... La grand-mère n'était absolument pas au courant. Je suis tombée de haut. Il nous fut impossible de trouver un studio à louer. Les parents m'ont suggéré avec tact de repousser mes débuts à l'Atelier en septembre, ce qui me permettrait de mettre un peu d'argent de côté en travaillant pour le VVF. Malgré la proposition de Fugain de m'offrir les trois premiers mois de cours, je suis partie faire la saison d'été , rassurée par Michel qui m'avait assuré avec enthousiasme qu'il gardait ma place au chaud.

Le retour en septembre fut l'un des pires moments de solitude de mon existence. J'ai failli tout laisser tomber, mais j'ai fait face. Tant mieux. Michel Fugain m'a accueillie à bras ouverts. "Ça y est, tu arrives enfin ! ". Une fille m'a proposé de partager sa solitude. Adieu les gros chagrins, bonjour la vie en commun. Nous étions une quarantaine. Certains partaient. D'autres arrivaient. Nous avons vécu deux années de partages et d'échanges.
L'Atelier était situé dans les studios de La Victorine où Truffaut avait tourné La Nuit américaine en 1973. Les cours avaient lieu de midi à 20 heures pour permettre aux uns et aux autres d'assurer des petits boulots d'appoint. Les réalisateurs qui tournaient à La Victorine nous faisaient travailler en priorité. C'est comme ça que j'ai été casée dans Les Fourberies de Scapin de Coggio.
Nous avions 8 heures de cours par jour : chant, comédie, travail d'acteur, maîtrise de la respiration, placement du corps, danse moderne, barre classique. On apprenait à se découvrir. On montait des chorégraphies. Je n'ai jamais été aussi mince. Pas de place pour la cellulite ! J'ai eu beaucoup de difficulté à ne pas me planquer dans tous les coins au début. J'étais entourée de filles qui possédaient des années de danse derrière elles. Petit à petit, je me suis acceptée. J'ai appris à me regarder dans une glace. Cet apprentissage a été à la base de tout. Fugain m'a aidée à gommer mes tics. Il me disait " Ne te cache pas derrière le rire. Laisse aller tes émotions. Joue avec ta sensibilité. C'est indispensable si tu veux aller au bout de ce que tu es. " Michel nous a épluchés, mis à nu. Il nous obligeait à dépasser nos pudeurs et à démolir nos barrières pour libérer ce qui était intéressant. Parfois, nous sortions en larmes. Beaucoup ont abandonné, ils ont découvert qu'ils n'étaient pas faits pour ce métier. Les cours étaient informels. Ce n'étaient pas vraiment des cours de comédie version Conservatoire d'art dramatique.
Le matin, nous allions à la plage dès qu'il faisait beau. C'était la belle vie. Assez frugale, je n'ai jamais mangé autant de nouilles-mais je préférais une séance de cinéma à un steak-haricots verts. Les huit heures que nous passions à l'Atelier étaient d'une rare intensité. Nous nous préparions, dans un grand élan, à quelque chose d'important. Nous étions la nouvelle génération de comédiens-chanteurs-danseurs. L'Atelier devait être un creuset. La vidéo débutait. Nous étions pleins d'espoir. Il y aurait du boulot pour tout le monde.

À la rentrée suivante, Michel annonça qu'il avait l'intention de monter un spectacle. Il avait préparé trois listes avec les personnages. Je n'étais sur aucune d'elles. Fugain n'avait aucune complaisance à mon égard. Pour lui je n'avais pas encore donné le meilleur de moi-même. "Tu te planques toujours, tu n'es pas toi. Ce n'est pas la vraie Mimie ça. Travaille ! " m'a t-il dit. "Reste comme tu es dans la vie. Ne fais passer que ça. Ne rajoute pas des trucs qui ne servent à rien. Cesse de faire des pirouettes au bout de chaque phrase ! ".
J'ai eu une explosion dans ma tête. Il m'a fait toucher du doigt la différence entre rire à un banquet et faire rire une salle de mille personnes qui ont payé leur place. Parfois on me dit : " je pourrais faire du théâtre comme toi... je fais déjà marrer toute ma famille ". Essayez pour voir !
Le secret c'est le travail à la virgule près, la sincérité, la mise en valeur d'un élément qui fait que vous êtes irremplaçable.
Je n'ai que très rarement eu droit à un compliment de Michel. Au printemps 81, il m'a dit que je ferais partie du spectacle.
La scène, enfin !
L'Atelier a quitté Nice pour s'installer à Issy-les-Moulineaux où nous répétions le spectacle.
En même temps qu'il décidait de monter à Paris, Fugain a signé un contrat avec TF1 pour animer une émission tous les samedis après-midi, Fugues à Fugain, de septembre 81 à juin 82. Il avait imposé la troupe. Nous devions être payés mille deux cents francs par émission, ce qui nous assurait une petite rente. Nous avions travaillé des personnages pour y participer. L'émission se déroulait en direct. J'étais tétanisée de peur. Jean-Claude Martin, metteur en scène et comédien, me donnait la réplique. Au fil des émissions, nous avons sympathisé. C'est lui qui m'a fait découvrir le café-théâtre et qui a décidé de ma carrière, quelques mois plus tard.

Les critiques de l'émission ont été mauvaises. En février, les émissions s'arrêtèrent et avec elles ... les revenus. Le spectacle aussi était tombé à l'eau. Qu'allais-je faire ?
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# Posté le mercredi 17 janvier 2007 02:44

Modifié le jeudi 18 janvier 2007 06:32

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Théatre


Jean-Claude Martin m'a dit un jour : " Si tu écris un one-woman show, je te mets en scène et je te produis.
Aidée à l'écriture par un copain de l'Atelier, Didier Biosca, j'ai sauté le pas. Lorsque l'écriture a été terminée, nous avons appelé Jean-Claude Martin pour lui montrer. Selon lui, nous étions sur la bonne voie. Il a ajouté " C'est bien, continuez, je prends des contacts avec le café-théâtre".
Le 27 octobre 1982, nous avons démarré "Elle voit des géants partout" au Point-Virgule. Frédérique, ma petite s½ur, avait passé la journée avec moi. J'étais incapable de faire quoi que ce soit. La salle d'une centaine de places était à peu prés pleine d'amis, de famille, de soutiens qui tous attendaient mon spectacle. Le dernier de la soirée, à 22H30 ! J'avais vingt-sept payants le soir de la première, ce qui est formidable. J'ai vécu ma première expérience de trouille intense. Tout s'est bien passé, avec les défauts d'une première. Le spectacle a démarré doucement. Grâce à ma présence dans Le Petit Théâtre de Bouvard, qui nous faisait de la publicité, nous avons joué Elle voit des géants partout jusqu'à la fin du mois de mai 83.
En novembre 1985 avec mes quelques économies, celles de mes parents et celles d'un industriel pour qui j'avais tourné une pub, de John Persenda, qui ne connaissait rien à la production mais qui voulait se lancer, nous sommes repartis, Didier Biosca mon coauteur, Jean-Claude Martin et moi, sur l'écriture d'un nouveau show. Comme je ne voulais pas être seule en scène, nous avons créé deux personnages qui gravitaient autour de moi. Gaby Bonacini, une copine de l'Atelier, a accepté le rôle féminin. Restait à trouver l'homme. Je me suis retrouvée à faire passer des auditions et j'ai découvert le rôle masculin. Avec son mètre quatre-vingt-cinq, il était mon total opposé. "Mimie en quête d'hauteur" a démarré en novembre 1985, dans une très jolie mise en scène de Jean-Claude Martin. Ce ne fut pas un grand succès commercial, mais une belle réussite sur le plan humain. Un soir, j'ai vu débarqué un monsieur dans ma loge : " Bonsoir, je suis Jean-Claude Camus. Je viens de voir votre spectacle que j'ai adoré. Faites-vous une tournée ? J'aimerais que l'on se rencontre pour en parler. "
Pendant qu'il parlait, je me disais : Jean-Claude Camus, Le producteur de Hallyday, de Sardou, de Bachelet de Michael Jackson.
On a attendu le " Gros n'avion " pour commencer à travailler ensemble.

Après la représentation de Mimie en quête d'hauteur à Montréal Canada pour le festival Juste pour rire, j'ai vécu une période relativement calme. Puis Michèle Bernier et Bruno Gaccio m'ont proposé un rôle dans " C'est ce soir ou jamais "( 1er avril-30 juin 1987), une pièce à trois personnages que j'avais beaucoup aimée et qu'ils avaient l'opportunité de reprendre.

Mimie au Splendid (1994)
C'était la troisième fois que je me retrouvais seule sur scène. Je m'étais beaucoup amusée pendant cinq ans avec le trio des Filles. J'ai eu envie de me refaire peur, de voir si j'étais capable d'accrocher le public: dans un one-woman show, tu es seule dans l'arène, si tu as une faiblesse, personne ne peut te rattraper. En même temps, c'est un vrai rendez-vous amoureux, un premier dîner en tête à tête qui se reproduit tous les soir. On m'avait proposé de jouer dans des grandes salles, mais j'ai refusé. Pour moi, le Splendid, c'est l'Olympia des comédiens : je préférais jouer dans une petite salle de 400 places, où il y ait une âme.
J'ai eu la chance d'écrire ce spectacle avec Pierre Palmade. Après m'avoir souvent croisée sur des plateaux de télé ou à des premières, il m'a dit qu'il aimerait bien écrire un spectacle avec moi. On a travaillé pendant six mois, à notre rythme: ça a vraiment été un travail à quatre mains. J'aime beaucoup l'humour de Pierre, ni agressif, ni vulgaire. Ce spectacle est un melting-pot de trente-sept années de vie. Je me sers de ce que j'ai à l'intérieur: mes tripes, mes coups de gueule et de tendresse, le tout dans le rire. Les thèmes ? La maternité, les relations avec les mecs, les enfants, les tests féminins... Pierre est entré dans mon univers, moi dans le sien et le mélange des deux a donné un bébé dont je suis très fière.
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# Posté le mercredi 17 janvier 2007 07:55

Modifié le jeudi 18 janvier 2007 06:31

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Téléfilme


En septembre 1993, une boîte de production me contacte. Didier Decoin, France 2 cherche un sujet actuel de téléfilm qui me ressemblerait et que j'aurais plaisir à jouer. Une production me contacte, je propose "Une nounou pas comme les autres".
Mon idée est de mettre en scène un personnage sympathique qui me permette de m'imposer en douceur. J'ai fait un cocktail des films que j'aime bien et je me suis fabriqué un personnage sur mesure. J'avais envie d'aborder mon problème, qui est celui de la différence. Je propose le synopsis au producteur. Les choses traînent et finalement on me répond que ce n'est pas ce que Didier Decoin recherche. J'abandonne l'idée, mais j'en parle quand même à mon agent Gilles Merle qui trouve l'idée intéressante.
Finalement, Gilles fait du forcing et obtient un rendez-vous avec Didier Decoin qui nous reçoit formidablement bien. Une heure durant, je lui développe mon idée. Il est enthousiaste : "C'est exactement ce que j'attends depuis un an !". Surprise, je lui rappelle qu'il l'a refusé des mois auparavant...
Vérification faite, le producteur ne l'avait jamais transmis. Il n'y croyait pas. Elle, puisqu'il s'agit d'une productrice m'en a reparlé depuis... en reconnaissant son erreur.


Une nana pas comme les autres (1995)
Lorsqu'on m'a proposé la suite de la Nounou, j'ai d'abord dit non. Je ne voulais pas me retrouver coincée dans un rôle. Et puis, on m'a convaincue qu'il y avait encore des choses à dire, une ou deux petites choses à faire passer, histoire de boucler la boucle. Laurent Chouchan, le scénariste a travaillé seul, cette fois, mais il m'a demandé plusieurs fois comment je réagirais face à telle ou telle situation. On s'est donc beaucoup servi de mes sentiments... et de mes ressentiments. Dans la "Nounou ", on racontait une situation. La "Nana " va plus loin, en montrant comment une petite bonne femme d'1,32 mètre vit une histoire d'amour avec un notable qui évolue dans un milieu un peu "coincé" où tout le monde se connaît. C'est la différence vue par les autres, que l'on aurait aussi bien pu traiter avec une personne handicapée ou de couleur. Le tournage a été d'autant plus facile que les acteurs étaient les mêmes que dans le précédent téléfilm.

Famille de coeur (1997)
Nadine Lefort travaille dans un cabinet d'architecte depuis deux ans et caresse le rêve depuis quelque temps de créer sa propre entreprise. Malheureusement, un jour sa mère meurt subitement. Cela entraîne un total bouleversement dans sa vie. Nadine hérite de la confiserie et des locataires (Hélène et son fils Félix) qui habitent juste au-dessus de la boutique. Nadine croise régulièrement Félix et se lie d'amitié avec le jeune garçon. Elle décide de transformer la confiserie en cabinet d'architecte avec ses anciens collaborateurs. Elle prend les choses en main, tant au niveau du cabinet que de la vie de Félix et de sa mère Hélène, dépressive, qui assume mal son rôle de mère.

Joséphine, profession ange gardien (1997...)
J'ai démarré cette série en 1997 pour TF 1. Le personnage de Joséphine a, en fait, une double mission: apporter de l'aide aux gens et le sourire aux spectateurs. Apparemment, mission accomplie : ça marche très bien et j'ai accepté en 2002 de repartir pour 13 nouvelles aventures avec ce personnage. Chaque année, je tourne quatre épisodes et je suis actuellement en plein tournage.


Changement de cap (1998)
Pour son vingtième anniversaire, un important groupe de cosmétiques, la société Coralys, offre une croisière à son personnel. Deux artistes, Marilyn et Tino, son mari prestidigitateur, sont engagés pour animer les soirées à bord. De par sa petite taille, Marilyn séduit son public et donne à son spectacle un charme sans pareil, mais le sourire professionnel qu'elle affiche masque un grand désarroi. Son couple traverse une crise conjugale. Un soir, Marilyn tente de se jeter par-dessus bord. Parallèlement, Dora, une femme d'affaires d'une cinquantaine d'années, est à un tournant de sa vie. Elle vient d'essuyer un ultime échec sentimental et, du coup, a décidé d'arrêter ses activités professionnelles et de céder son parfum, "Jadis", au groupe international. Elle se bat pour négocier au mieux la vente de sa société. Lorsque sur le pont du navire, elle croise le désespoir de Marilyn, elle reconnaît aussitôt le sien et décide de lui venir en aide.

Marie et Tom (1998)
Je suis à l'origine du scénario de ce téléfilm que j'ai écrit en collaboration avec Eric Kristy et Joëlle Goron. Marie est un personnage que j'ai imaginé du début à la fin. Lorsque l'homme avec lequel elle entretient une liaison la met en demeure de choisir entre lui ou l'enfant qu'elle attend, Marie n'hésite pas. Elle choisit l'enfant: pour l'amour de son fils elle est prête à aller chercher le bonheur sous les cieux canadiens. Marie va se battre pour Tom et pour la vie. C'est une vraie battante, capable de se dire qu'elle mettra tout en oeuvre pour que les choses aillent le mieux possible. Elle n'a pas peur des défis, puisqu'elle a décidé d'être heureuse pour son fils.
En imaginant le personnage de Gendreau, l'homme politique dont Marie doit écrire les mémoires, je pensais déjà à François Perrot. Quelque temps après, en faisant une émission de télé, j'ai appris que François était dans une loge à côté de la mienne. Je crois beaucoup aux hasards de la vie. Aussi je lui ai demandé s'il accepterait de faire quelque chose avec moi... Geneviève Fontanel s'est imposée à nous assez vite, car en discutant avec Dominique Baron, le réalisateur et François Charlent, le producteur, nous avons découvert qu'elle correspondait assez à ce que nous voulions faire du personnage de Martha. Alain Doutey faisait déjà partie de mon paysage audiovisuel, je l'ai beaucoup aimé dans de nombreuses séries et je crois qu'il s'est bien amusé en interprétant le petit rôle de Ferdinand. Quant à Bruno Wolkowitch, il est parfait dans cette interprétation de séducteur immature et mal dans sa peau...
Nous sommes partis au Canada du 31 mai au 25 juillet. J'adore ce pays. Les Canadiens sont des gens accueillants, et également de gros bosseurs qui n'hésitent pas à tourner jusqu'à 10 heures par jour. Nous nous sommes sentis très à l'aise.
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# Posté le mercredi 17 janvier 2007 07:57

Modifié le jeudi 18 janvier 2007 06:31